20/20 in fingers

25 mai 2011 5 commentaires

The human being needs to compare to its peers, to classify and categorize. He needs hierarchy to fight anarchy and be reassured. Human societies force us to constantly show our mettle.

Throughout life, we are watched by others. It begins in the womb, just to be sure that you look like something human. Then when you’re born, your parents count your twenty fingers. At school, teachers want you to have 10/10 in math (don’t worry if you have a little less, it’s not as important as fingers). And then in high school, college, exams, etc… And it’s not over yet.

Translation is no different. Our work is scanned and criticism is fierce when quality standards are not met. Praise, even deserved, are much less spontaneous.

Some outsourcers can go really far and treat their colleagues as students, not equals. Think about those translation agencies school-like evaluation systems, by awarding marks to translators for each project. The final mark is an average based on criteria such as the use of appropriate terminology, compliance with instructions, layout, etc. Others are less objective, such as a turn of phrase. If the mark is good, don’t expect a word. But beware if you supposedly failed!

Anyway, I really don’t think it’s the best way to tell who’s good enough and who’s not.

I’ve been confronted to more or less justified remarks several times during my (still short) career. If I generally accept them well enough (as a way to improve), the last time, it hurt more than it should have. I can see several reasons:

  • On the principle: it’s never nice to hear that your work isn’t entirely satisfying, and the nature rather exceptional makes it even more significant.
  • On the form: an single line email sent by a manager, like some heavies coming out of nowhere to pack your stuff in a cardboard box and showing you the way out. Attached to this email was a document compiling tactless and hurting comments about my work, probably written by the mischievous spirit of a reviewer who got out on the wrong side of the bed.
  • Also, the stark lack of right to reply. Here, the translator is not involved in the review process, as it may be the case in some other agencies or international organizations. It is therefore impossible to justify your choices and defend your work. The all-powerful agency does not tolerate dissent.

So what reaction should you adopt in this situation? There are several scenarios:

  1. Criticisms are justified. Don’t worry (easier said than done) and try to understand what happened. Maybe you were tired, overwhelmed or working on a text you didn’t like…. Take the comments into account, thank the proofreader and avoid making the same mistakes again. You may want to start a glossary for this client or hang on your wall the things you should remember for the next project. Also, take some time off; accidents happen, and a little rest can often fix things.
  2. Criticisms are not justified. You are sure your work is good and that the proofreader has some kind of a grudge against you? Pick up your phone (or go to the agency, if possible) for a real discussion. Be very tactful, or you might lose a source of income: try not to stubbornly reject everything, give concrete examples and use reliable resources. If this is impossible, perhaps it is time to find a more accommodating client. Whatever happens, never cry foul, it’s never a good thing.
  3. Some is justified and some isn’t. The solution is in both points above.

In any case, act like a professional. Try to get detailed comments, be objective, acknowledge your mistakes and fight for your choices. Feedback should help you move forward, not convince you that this job isn’t made for you.

If you have faced criticism too, please share your experience and reaction in the comments below.

 

(Thanks to Vanessa and Magali, who helped be with this post)

5 réflexions au sujet de « 20/20 in fingers »

  1. Caroline Subra-Itsutsuji

    « Un feed-back doit être enrichissant, afin de vous aider à progresser, et non pas de vous convaincre que vous vous êtes trompés de métier »

    Pour aller plus loin (ce qui est bon pour un confrère salarié d’une organisation internationale l’est aussi pour un professionnel indépendant dans ses relations clients) : lire à ce propos l’article motivant de Jean-François Allain, « Repenser la révision – Défense et illustration de la relecture croisée » in revue Traduire, n°223 pp. 114-120 – ISSN: 039-773X

    Morceaux choisis :

    [sur la révision dite traditionnelle]
    « le traducteur a souvent l’impression d’être dans en situation d’examen ; désireux de rendre la meilleure « copie » possible – pour autant que les délais le lui permettent -, il développe une crainte du correcteur qui l’inhibe plus qu’elle ne l’aide ;

    [sur les avantages d’une relecture croisée]
    Le traducteur « apprend à faire la distinction entre corrections nécessaires et corrections contingentes, entre fautes (performance) et ses défauts (compétence) »

    Le traducteur « sort d’un rapport à la révision hiérarchique et parfois traumatisant ; en face à face, le réviseur apparaît dans une situation d’explication plus que le jugement ; il se transforme en « coach » ;

    En l’absence de face à face, le traducteur confronté à des critiques infondées pourrait très offrir ce numéro de Traduire à son client peu averti assorti de la mention « à méditer pour vos collaborations futures ». Pour une pédagogie à double sens.

    Répondre
    1. Laurent Auteur de l’article

      Merci Caroline, voilà qui est très intéressant. Je vais de ce pas commander ce numéro de Traduire!

      Répondre
  2. Laure

    Super billet, merci. Pas toujours facile de relire les versions finales révisées : « roh non c’est tellement mieux comme ça, j’aurais dû y penser ! »/ »quoi ?! mais non, elle était super ma phrase ! »/ »eh, c’est joli ça. Ah, c’était de moi…ben super. »
    Et c’est vrai qu’il y a des réviseurs avec lesquels on se sent bien (et on travaille bien), et d’autres qui font un peu peur (et là, on fait plus d’erreurs !).
    Comme tu le dis, la critique ça va, la critique qui tombe d’un coup toute froide sans diplomatie, ça fait mal ! Très bon conseil de prendre des vacances : pour ma part, seule à mon bureau toute la journée (sans même un chat !), le moindre incident peut prendre des proportions énormes faute d’avoir quelqu’un avec qui en parler pour prendre du recul. Un grand bol d’air et ça va mieux.
    Heureusement il y a aussi des clients et des réviseurs qui pensent à dire merci, que c’était bien, qu’ils sont contents… et ça ça fait plaisir !

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  3. Alys

    Je pense que, comme dans beaucoup d’autres cas, tout dépend de l’honnêteté intellectuelle du relecteur et du client et de la méthode de travail : est-ce qu’on considère la relecture/révision comme une étape systématique et indispensable du travail de traduction ou est-ce qu’on essaye de l’éviter pour économiser ?
    Dans mon expérience catastrophique avec Client Magouilleur, le Relecteur avait Raison, point à la ligne. On me donne quatre textes à traduire et un à relire et, le lendemain, on me tombe littéralement dessus parce que le tout n’est pas assez bon : selon eux, j’ai mal traduit et pas assez révisé une mauvaise traduction. Quand j’ai défendu mon travail de traduction en expliquant que j’acceptais les corrections apportées par le relecteur, mais que je ne les trouvais guère indispensables –il me semblait qu’il s’agissait de choix stylistiques personnels–, on m’a répondu que le Relecteur avait fait de son mieux en peu de temps et que je n’avais pas à le critiquer. Par contre, la relecture faite par moi, qui était aussi à rendre très rapidement, ne m’accordait aucun droit à l’erreur : je devais rendre un travail impeccable.
    Peut-être que Client Magouilleur connaissait le Relecteur depuis longtemps et lui faisait plus confiance qu’à moi. Dans tous les cas, je n’ai pas apprécié qu’on m’informe qu’il y avait un « problème de qualité » dans mon travail car quelqu’un a jugé bon de modifier quelques pronoms et quelques formulations sur un total de presque 4000 mots…
    Je pense que ce type de problème ne se pose pas –ou moins– dans le cas d’agences ou de clients qui font systématiquement appel à des relecteurs, et qui savent donc bien qu’on peut modifier quelques formulations par-ci par-là sans pour autant que la traduction de départ ait été mauvaise.

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  4. Frédéric

    Merci pour ce billet qui rassure !
    J’aimerais partager avec vous mon expérience avec une agence étrangère (composée d’une seule personne). Lors d’une traduction, on me reproche différentes erreurs (dont un mot en italique en anglais qui ne devait être plus l’être en français…c’est dire !) que je défends une à une. En conclusion, l’agence me dit que, quand même, ces textes (des communiqués de presse) devant être publiés, il fallait être « exact(?) à 99% ». Alors j’ai fait une rapide division : total des mots/nombres d’erreur réelles (y compris typographie) et…le résultat est ressorti à 99.997%.
    Evidemment, cette agence, avec qui j’ai travaillé encore plusieurs années, à partir de cette date, a mieux défendu mon travail auprès du client final, au lieu de systématiquement prendre le parti du client.

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